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Suis-je opérable ?

La chirurgie réfractive s’adresse à des patients ayant des attentes réalistes et une bonne compréhension des résultats possibles. L’objectif n’est pas de garantir une vision parfaite à 100 %, mais de réduire ou supprimer la dépendance aux lunettes ou aux lentilles. En cas de presbytie, le port de lunettes peut notamment rester nécessaire dans certaines situations.

Opération des yeux
  • L’objectif principal de la chirurgie est de réduire ou supprimer le recours aux lunettes et aux lentilles, selon le profil visuel de chaque patient.
  • La motivation peut être professionnelle : certaines activités ou professions peuvent être plus difficiles avec une correction optique, notamment dans les domaines de la sécurité, du transport, de l’aviation ou de la marine. Les conditions d’aptitude varient toutefois selon la profession.
  • Elle peut également être sportive : les lunettes et les lentilles peuvent représenter une contrainte lors de la pratique de sports nautiques, de montagne, de moto ou d’activités sportives à haut niveau.
  • La motivation peut être esthétique : certains patients souhaitent simplement ne plus être dépendants de leurs lunettes ou de leurs lentilles au quotidien.
  • Elle peut enfin être pratique : intolérance aux lentilles, contraintes liées à leur entretien ou souhait de retrouver davantage de liberté au quotidien.

Prendre le temps de réfléchir :

Avant toute intervention, le chirurgien ophtalmologiste présente au patient les différentes étapes de la chirurgie, ses bénéfices attendus, ses limites et ses éventuels risques. Un document d’information lui est remis afin qu’il puisse prendre le temps de le lire et poser toutes ses questions. La décision d’opérer doit être prise librement et en connaissance de cause.

Les principales contre-indications :

  • La correction visuelle doit être stable. Une chirurgie réfractive n’est généralement pas envisagée avant la fin de la croissance oculaire.
  • Les yeux doivent être exempts de certaines pathologies oculaires susceptibles de compromettre le résultat ou la cicatrisation, notamment certaines formes de glaucome, de décollement de la rétine, d’uvéite ou d’atteintes cornéennes importantes.
  • Le kératocône, caractérisé par une déformation progressive de la cornée, constitue une contre-indication majeure à certaines chirurgies réfractives. Il est notamment recherché lors du bilan cornéen préopératoire.
  • Certaines maladies inflammatoires ou auto-immunes peuvent également contre-indiquer l’intervention en raison d’un risque accru de mauvaise cicatrisation.
  • La chirurgie réfractive nécessite une évaluation individuelle. Une grossesse ou un allaitement peuvent notamment conduire à reporter l’intervention jusqu’à la stabilisation de la vision.